septembre 2016

Le spasme se saisit de nous quand la jouissance, toutes voiles gonflées, culmine à son point de rupture ; les muscles durcis par le sang, l’incandescence des nerfs soufflant jusqu’aux tempes, ouvrant une déchirure sans trace.

Mais avant cela, la vapeur est montée lentement, pendant des semaines, des jours, des secondes, rapiéçant des confettis de mémoire, des visions chimériques de chairs en friction, des membres imprécis mais volontaires, des personnages encore trop vêtus, des recoins de paysage à la lumière déclinante, des supplices enviables, des buts presque atteints, des exsudations de notre ego. C’est cette constellation de sensations présumées qui irrigue notre quête de plaisir dans le réel.

Si notre quotidien de citadin est parsemé d’appels à un hédonisme emmuré, d’éloges convenues d’une douceur trop sucrée, d’un voyeurisme à ouverture facile, nous cherchons à fonder ici un espace de projection collectif et en évolution, déviant de ces codes, de ces images couchées sur papier glacé. Spasme est une invitation à traverser une collection de contemplations érogènes comme on s’engouffre dans nos propres pensées, à pénétrer dans l’imaginaire intimes des autres en vue de bousculer et d’aiguiser le nôtre.

contributeurs
Spasme - Revue Erotique - Paris - Louise Oliveres - Anne Devoret
juin 2015

Le spasme se saisit de nous quand la jouissance, toutes voiles gonflées, culmine à son point de rupture ; les muscles durcis par le sang, l’incandescence des nerfs soufflant jusqu’aux tempes, ouvrant une déchirure sans trace.

Mais avant cela, la vapeur est montée lentement, pendant des semaines, des jours, des secondes, rapiéçant des confettis de mémoire, des visions chimériques de chairs en friction, des membres imprécis mais volontaires, des personnages encore trop vêtus, des recoins de paysage à la lumière déclinante, des supplices enviables, des buts presque atteints, des exsudations de notre ego. C’est cette constellation de sensations présumées qui irrigue notre quête de plaisir dans le réel.

Si notre quotidien de citadin est parsemé d’appels à un hédonisme emmuré, d’éloges convenues d’une douceur trop sucrée, d’un voyeurisme à ouverture facile, nous cherchons à fonder ici un espace de projection collectif et en évolution, déviant de ces codes, de ces images couchées sur papier glacé. Spasme est une invitation à traverser une collection de contemplations érogènes comme on s’engouffre dans nos propres pensées, à pénétrer dans l’imaginaire intimes des autres en vue de bousculer et d’aiguiser le nôtre.

contributeurs
Spasme - Revue Erotique - Paris - Louise Oliveres - Anne Devoret
Spasme - Revue Erotique - Paris - Louise Oliveres - Anne Devoret
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